Sido suivi de Les vrilles de la vigne de Colette

Résumé: L’ouvrage est un hommage de Colette à sa propre mère, ainsi qu’à leur relation complice, quasi fusionnelle. L’auteur évoque alors constamment le personnage le plus important de sa vie, sa mère Sido. Autour de cette figure, se développe le thème du souvenir : souvenirs d’enfance et de jeunesse. Mais Colette ne s’arrête pas là. Elle essaie de dégager les enseignements qu’apporte la personnalité de sa mère.

Voici l’une des chroniques les plus difficiles à écrire, afin de vous décrire avec un souci du réalisme presque glaçant, ce que j’ai pu penser de cet ouvrage de Colette que j’ai lâchement, voire très lâchement abandonné à de nombreuses reprises et dont je pense ma lecture a pu être particulièrement mouvementé.

Tout d’abord, parlons de l’histoire. Colette nous conte ses souvenirs d’enfance et nous dresse le portrait particulièrement romantique de sa mère Sido, et des membres de sa famille tel que son père, sa belle-sœur, ou encore ses frères, et nous conte ainsi sa vie passé dans cette maison perdue dans la campagne française. Ce livre est peut-être l’un des livres les plus complexes que je n’ai jamais lu et est en lui-seul une seule et unique métaphore du masque. En effet, je fais parti de ces lecteurs qui se laissent entraîner par la quatrième de couverture, se laisser bercer de la tendre illusion d’un roman autobiographique convivial et simple. Mais c’est lorsque l’on entame les premières lignes de ce roman qu’on se rend compte de sa véritable complexité. La plume de l’auteur reste particulièrement difficile à comprendre, étant basée sur l’emploi constant de métaphores, de comparaisons ou encore d’ironie, je dois vous avouer qu’il m’ai arrivé de relire une phrase de nombreuses fois pour en discerner un quelconque sens caché. Et même si ces phrases restent d’une finesse et d’une beauté littéraire sans nom,  elle ne reste pas moins selon moi une suite longue, incohérente et donc ennuyeuse de beaux mots dans le but de donner à ce roman une certaine beauté du langage, un certain esthétisme littéraire sans pour autant réussir à nous faire véhiculer des quelconques sentiments.

Et pourquoi cesserai-je d’être de mon village ? Il n’y faut pas compter. Te voilà bien fière, mon pauvre Minet-Chéri, parce que tu habites Paris depuis ton mariage. Je ne peux pas m’empêcher de rire en constatant combien tous les Parisiens sont fiers d’habiter Paris, les vais parce qu’ils assimilent cela à un titre nobiliaire, les faux parce qu’ils s’imaginent avoir monté en grade.

Mais derrière ces aspects plutôt négatifs se cachent non loin quelques points positifs qui méritent alors d’être éclairé avec finesse. Pour commencer, Colette traite tout au long de cet ouvrage de thèmes variés tels que la solitude, l’amour, les saisons, la vie… permettant alors au lecteur de découvrir une vision captivante et ardente de l’auteur sur ces thèmes qui sont constitutifs de son identité. Le fait de connaître les relations qu’elle entretenait avec sa famille, son quotidien tranquille et jovial nous permet une introspection intimiste de l’auteur ce qui ajoute un certain charme au roman.

Enfin, malgré une plume qui reste complexe, les descriptions faites par Colette sont semblables à des fresques peintes de milliers de couleurs et détails. Colette arrive alors à vous plonger dans des décors calmes, où se mêlent lumière et obscurité, chaleur et fraicheur, amour et haine et surtout peint de manière réaliste la toile de sa jeunesse.

 

Pour conclure, il s’agit d’un classique particulièrement complexe et qui me donne alors un goût amer dans la bouche quant à mon impression sur l’auteure. Je n’hésiterai pas cependant à laisser une seconde change à cette romancière dont j’entends beaucoup de bien et dont les ouvrages dont êtres selon moi lu avec une certaine finesse d’esprit. Malgré une plume très synthétique et cette absence de sentiments véhiculés durant ma lecture, son roman n’est pas loin un « beau » roman que j’ai trouvé à la fois poétique, ardent et réaliste.

 

 

2 Replies to “Sido suivi de Les vrilles de la vigne de Colette”

  1. Mmm…Un livre qui me paraît étrange donc je ne sais pas si j’ai véritablement envie de le lire ^^’ Mais tu arrives à super bien décrire ton ressenti et je trouve cela brillant ! On sent que cette lecture n’a pas été facile et personnellement je me demande si j’ai réellement envie de m’y plonger…Mais j’espère en tous cas que les autres ouvrages de l’auteure parviendront à te conquirent ! 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. C’est un livre que j’ai découvert lors d’une épreuve commune de français durant mon année de seconde et on devait faire une analyse sur un extrait de ce roman est la complexité de cet extrait m’as laissé un goût relativement amer dans la bouche tu vois ! 😂 Mes premières perceptions quant à cet ouvrage ont donc été plutôt négatives mais j’ai décidé de laisser une seconde chance à cet ouvrage.
      Mais je dois dire qu’après une seconde chance, l’ennuie était palpable ! Si tu es une lectrice courageuse (Et je pense que c’est le cas avec ta lecture du moment !) tu peux essayer d’entamer cet ouvrage qui malgré sa complexité reste un ouvrage très poétique. Et qui sait, peut-être que ce livre va être une révélation ! =)
      Mais si tu ne souhaites pas le découvrir c’est ton choix et je le respecte ! =)
      Encore merci pour ton gentil commentaire ! =)

      J'aime

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