Marche ou crève de Stephen King

Résumé:  » Il m’a fallu du temps pour comprendre, mais c’est allé plus vite une fois que j’ai surmonté ce blocage mental. Marche ou crève, c’est la morale de cette histoire. Pas plus compliqué. Ce n’est pas une question de force physique, et c’est là que je me suis trompé en m’engageant . Si c’était ça, nous aurions tous une bonne chance.  »
Ainsi Mc Vries définit-il l’horrible marathon auquel il participe ; marcher le plus longtemps possible, sans jamais s’arrêter, en respectant des cadences. Fautes de quoi, les concurrents de cette longue « longue marche » sont abattus d’une balle dans la tête.
Des cent concurrents au départ, il ne restera qu’un seul à l’arrivée qui aura, pour prix de son exploit, la possibilité de posséder tout ce qu’il désire. S’il désire encore quelque chose…

Voilà comment commencer cette nouvelle année avec selon moi, une perle de l’angoisse. Une plongé dans la peur et l’anxiété…

Inhumain. Pervers. Revolant. Sordide, et tant d’autres mots qui pourraient définir avec perfection cet ouvrage pour le moins glaçant. Un ouvrage qui n’a pourtant cessé de m’être conseillé, comme le thriller psychologique par excellence. Un thriller qui me donne encore, bien quelques mois après sa lecture de nombreux frissons.

En effet, comme tout bon ouvrage de Stephen King, il a alors été possible pour moi de retrouver cet aspect angoissant, oppressant propre à l’auteur. Un aspect qui prend très vite, à mesure que les pages se tournent une tournure stridente, agressive, violente. Il suffit d’ailleurs de lire la quatrième de couverture pour se rendre compte que ce roman  – comme tout roman de Stephen King en y repensant – ne s’avère être pas une utopie rose bonbon et emplit de paillette, mais une histoire où se mêle fusillade d’adolescents et souffrance psychologique. L’histoire est entraînante, et il a bien été impossible pour moi de me décrocher de ce livre, sans ressentir une profonde frustration tant des milliers d’interrogations tournaient dans ma tête à plein turbo. Quel est le but de cette marche ? Que vont devenir nos protagonistes ? Vont-ils se rebeller ? Ou vont-t ‘ils continuer à occuper la place de la proie en marchant jusqu’à la mort ? Car l’auteur ne signe pas seulement une ouvre de violence mais bel et bien une perle de la terreur psychologique. Car c’est à mesure que vous progresser dans votre lecture, que la peur tibiale pour les personnages s’accentue. Cette peur putride accentuée par cette régression psychologique que connaissent les personnages à mesure que la marche se poursuit.

Ainsi, ce n’est pas une terreur crépusculaire que l’auteur partage dans ce roman absolument perturbant, comme il est alors possible de retrouver dans Ca ou bien encore Cujo, mais une peur pour le devenir des personnages. Une peur presque absurde en sois quant à la psychologique toujours plus torturée de nos protagonistes. Une peur accompagnée par la souffrance physique toujours plus ascendante de des personnages. Des personnages dont la seule peur, est la mort.

Pour continuer, il est important de souligner les nombreux thèmes que l’auteur dénonce dans son ouvrage et notamment la place de l’ethnique, qui joue selon moi un rôle majeur dans ce roman. En effet, c’est en outre les thèmes de la mort, du meurtre gratuit et du voyeurisme qui y sont traités au fil de cette lecture et qui permettent ainsi une véritable dénonciation de notre société. Une société à la fois absurde, injuste et qui joue alors le rôle très controversé d’un prédateur. En effet, c’est devant les yeux jussifs des spectateurs que ces adolescents vont se faire fusiller voire même faire leurs besoins, pour le grand plaisir d’une société sadique. Une déshumanisation scandaleuse d’adolescents, qui perdent alors toute nature humaine pour celle d’un animal voire d’un pantin manipulé par les menaces des soldats et la faux coupante de la mort. Ainsi, l’auteur ne se contente pas de conter la fusillade sanglante d’adolescents, mais de créer en le lecteur un sentiment de révolte quant à ces massacres brutaux et dénudés de sens. Comme quoi, les idées de notre bon Stephen King peuvent être autres que des fantômes aux intentions acides et des clowns tueurs d’enfant.

Pour terminer, il est important de souligner que la place des personnages dans cette œuvre. En effet, ils représentent un aspect majeur dans cet ouvrage, puisqu’ils sont les derniers éléments sur lesquels l’auteur peut se rattacher sans sombre dans une démence sombre et malsaine. Ils représentent la seule part d’humanité dans un monde ou absurdité et violence publique règnent. De véritables figures tragiques qui nous rappellent alors que ces entités souffrantes et fusillées ne sont rien d’autre que des enfants plongés dans un monde brutale et injustifié.

Pour conclure, c’est un roman que je vous recommande vraiment, si vous vous santé apte à plonger dans une histoire glaçante, violente et révoltante. Un roman qui a su me captiver et qui m’a alors permit de passer un hiver… glacial !

 

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